Témoignage de K.

Je suis père. Britannique. Je vis au Luxembourg depuis plusieurs années. J’ai deux filles que j’aime et que je n’ai presque plus le droit de voir.
Aujourd’hui, je suis autorisé à leur parler une heure par visioconférence, une fois par mois. Une heure. Par mois. Ce n’est pas une relation père-filles. C’est un alibi pour dire que le lien n’est pas totalement coupé.
Comment en est-on arrivé là? Des allégations ont été formulées contre moi. Des allégations fausses, non prouvées, mais qui ont pesé bien plus lourd dans la balance que les comportements documentés de mon ex-épouse à l’égard des enfants. Le tribunal a préféré les opinions des enfants. Des opinions qui, je suis convaincu, ont été influencées plutôt que de regarder objectivement ce qui se passait réellement.
Les expertises psychologiques? Écartées. Les preuves concrètes que j’avais rassemblées? Ignorées. L’évaluation psychologique de mon ex-épouse que j’avais demandée? Refusée.
J’ai tout essayé. Les recours légaux, les demandes de révision, les appels. On m’a dit que mes droits seraient respectés. Ils ne l’ont pas été. Mes filles grandissent sans leur père. Et personne ne semble trouver cela grave.


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